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Malgré un été de tous les records, le refus d’obstacle de la classe politique face à l’urgence climatique

Avec 119 000 hectares réduits en cendres depuis janvier, le pays déplore aussi sa plus grande superficie brûlée en une année. « Ça a été cauchemardesque, résume Lucile Schmid, présidente du cercle de réflexion La Fabrique écologique. Il y a quelque chose qui s’est perdu dans notre capacité à vivre sereinement. »

En plus des gens dans les territoires, nombre de vacanciers ont vu de leurs yeux ces événements.

Pourtant, à mesure que les événements extrêmes s’enchaînaient, ni le président de la République, Emmanuel Macron, ni son premier ministre, Sébastien Lecornu, n’ont tenu de discours forts sur le sujet.

Comment trouver des messages rassurants, qui les valorisent, qui leur donne un avantage dans les futures élections ? Le changement climatique est en cours, les conséquences s'empirent, les changements nécessaires seraient pour beaucoup impopulaires et demandent un changement d'état d'esprit complet. Il y a peu à espérer politiquement.

« Ce n’est pas en sortant des tournevis, en comblant les fuites d’eau, en collant des clim à tout le monde ou en rasant nos forêts qu’on réglera les choses », a-t-elle assené, tout en reconnaissant n’avoir obtenu « aucune garantie formelle » de la part de l’exécutif sur les engagements pris.

  • Mme Barbut, Ministre de la transition écologique

Un ministère de plus en plus afaibli. L'écologie est impopulaire dernièrement.

Gabriel Attal, s’est, lui, engagé à « lancer la plus grande chasse au gâchis d’eau jamais menée » et à mettre en place un plan de captation des précipitations sur les bâtiments publics chapeauté par un ministère de l’eau.

On ne sait plus quoi inventer comme bêtises !

« Beaucoup de candidats pensent encore qu’il y a plus de coups à prendre que de voix à gagner, juge Jean-François Julliard, directeur général de France nature environnement (FNE). Ce n’est pas un sujet porteur électoralement.

Tout est dit.

Extraits cités issus de ce lien visité le , crédits: Raphaëlle Besse Desmoulières, Mariama Darame, Alexandre Pedro et Robin Richardot